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Gestion de l'Eau

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Un projet pour relever les défis du changement climatique et pour l’agriculture durable de demain

Depuis le mois de juin, Mme le Préfet des Deux-Sèvres mène des réunions de médiation associant les parties prenantes au projet de construction de réserves de substitution dans le bassin de la Sèvres Niortaise - Marais Poitevin. L’objectif est d’aboutir à un consensus.

Conscientes de l’enjeu, la Chambre d’agriculture et la Coop de l’eau 79 présenteront lors de la réunion de concertation du 21 septembre à la préfecture de Niort, un projet agricole de territoire qui tient compte des évolutions récentes des systèmes de production agricole et des demandes sociétales autour de l’alimentation et de l’environnement.

>> Lire le communiqué de presse du 18 septembre 2018

PROJET DES RESERVES DE SUBSTITUTION du bassin de la Sèvre Niortaise Marais Poitevin

Contribution de la CHAMBRE d’AGRICULTURE 79 et de la COOPERATIVE DE L’EAU 79 dans le cadre de la MEDIATION pilotée par Madame le Préfet des Deux-Sèvres (Septembre2018)

>> Communiqué de presse "Protocole d'accord du 19 novembre 2018"

>> Déclaration politique du 9 novembre 2018

>> Note de synthèse proposée aux ateliers de médiation (actualisation 6/11/18)


>>  Le projet agricole de territoire : pour l’adaptation au changement climatique du bassin de la Sèvre Niortaise et pour une agriculture durable

>>  Le résumé
 

>> La Gestion de l'aquifèrekarstique du Vivier et effet de stratégies de substitution - La note du Syndicat des eaux du Vivier
 

>> le Rapport des experts Hugues AYPHASSORHO (CGEDD) et Roland RENOULT (CGAAER) publié le 20 septembre 2018
 

>> Lettre de la Coop de l'eau et de la CA79  aux irrigants du 25 septembre 2018
 

>> le relevé des propositions émises lors de la réunion de concertation du 21 septembre 2018

Un Projet agricole de territoire

VRAI ou FAUX

Les questionnements sur les réserves collectives

  • Le projet concerne une minorité d’irrigant

FAUX. Le projet concerne 230 exploitations. 55% des exploitations sont des éleveurs. Cela représente 435 agriculteurs et 140 salariés soient près de 600 emplois directs. 1 agriculteur génère en moyenne 5 à 6 emplois. C’est près de 3000 emplois qui sont concernés au total.

  • La substitution permet un gain des niveaux d’eau dans le milieu l’été

VRAI.La substitution des prélèvements permet de ne plus prélever ou de prélever moins dans le milieu l’été. On observe ainsi un gain de niveau des nappes et des rivières significatif en été. Dans le cadre du projet du bassin de la Sèvre Niortaise l’étude d’impact a démontré des gains de niveau de nappe pouvant aller jusqu’à 4 mètres et des gains de débits de rivière pouvant aller jusqu’à 60%.  

  • Les prélèvements d’hiver vont assécher les nappes et les rivières :

FAUX. Le remplissage des réserves est réalisé en hiver, en période de hautes eaux des nappes et des rivières afin qu’il n’y ait pas d’impact sur le milieu. Le remplissage est contrôlé par des indicateurs de gestion de niveau d’eau qui permettent à l’Etat de contrôler les prélèvements.

  • Le projet est ouvert à de nouveaux irrigants :

VRAI. Chaque année les volumes d’eau sont répartis par l’Etablissement Public d’Etat du Marais Poitevin (EPMP) entre agriculteurs selon un règlement intérieur qui privilégie, l’installation de jeunes agriculteurs, la sécurisation de production fourragère, les cultures à haute valeur ajoutée, le maraichage, les pratiques agricoles permettant l’amélioration de la qualité de l’eau, l’agriculture biologique, etc. Ce plan de répartition est validé à 2 niveaux par l’Etat, en toute transparence, par un conseil d’administration où sont représentés l’ensemble des usagers et par le Préfet de Région.

  • Les agriculteurs en agriculture biologique n’ont pas accès à l’irrigation

FAUX. L’accès à l’eau est d’ailleurs un moyen pour développer l’agriculture biologique. Les agriculteurs en agriculture biologique qui demandent un volume d’eau ont accès à un volume.

  • Les agriculteurs prélèvent ce qu’ils veulent

FAUX. Les installations d’irrigation sont équipées de compteur et les agriculteurs renseignent leurs consommations tous les 15 jours, voir toutes les semaines. Le département des Deux-Sèvres et l’un des départements en France où la consommation des prélèvements est la plus transparente. Les agriculteurs qui ne renseignent pas leur volume ont des pénalités et l’Etat peut assurer des contrôles à tout moment pendant la période d’irrigation.

  • Les agriculteurs ne paient pas l’eau :

FAUX. Les volumes d’eau consommés sont comptabilisés et payés par un système de redevance volumétrique, l’une auprès des Agences de l’Eau et l’autre auprès des Organismes Uniques de Gestion Collective (OUGC). Ils paient également le coût de la mise en œuvre de l’irrigation (énergie, investissement dans les projets de stockage d’eau).

  • L’irrigation est la cause de la sécheresse

FAUX. L’agriculture est pénalisée par la sécheresse. L’irrigation est rendue nécessaire par la faible pluviométrie estivale. Pour pallier de déficit, l’agriculture utilise le plus souvent des ressources d’eau stockées l’hiver, en période de hautes eaux, pour irriguer l’été.

  • L’évaporation va augmenter fortement sur les volumes stockés 

FAUX. Les valeurs maximales d’évaporation constatées à ce jour de l’évaporation sur les réserves de substitution sont de l’ordre de 3 à 4% du volume stocké. La pluviométrie compense largement l’évaporation.

  • L’irrigation concerne une majorité des départements :

VRAI. 69 sur 102 départements français ont une surface irriguée significative.

  • L’eau potable est prioritaire :

VRAI. L’eau est un patrimoine commun de la Nation. La déclinaison territoriale de la loi sur l’eau donne priorité à l’eau potable. Pour ne pas que les usages de l’eau soient en concurrence 3 enveloppes de volumes sont définies par ressource et par usage : eau potable – industrie – irrigation. Les agriculteurs prélèvent de l’eau brute et comme tout citoyen il donne priorité à l’alimentation en eau potable.

  • Le stockage pénalise les ressources en eau potable

FAUX.  Le SEV a procédé à des simulations de ses ressources en eau en prenant en compte le scénario moyen du GIEC de 2014, et en se projetant à 30 ans (durée d’amortissement des ouvrages) et 50 ans. Il apparaît que les ressources en eau potable, tout comme la Sèvre, même avec une évolution, maîtrisée mais inéluctable, des besoins domestiques avec la démographie et la température, sous l’effet de l’augmentation de la température et de l’évapotranspiration des végétaux, pourront (tout comme la Sèvre) connaître des épisodes de rupture. La réflexion sur un stockage accru, non seulement pour l’agriculture mais aussi pour l’eau potable, doit être menée. Le SEV a demandé notamment que le plan de secours départemental ORSEC Eau prenne en compte d’ores et déjà un scénario de deux années 2005 ou 2017 consécutives, pour mettre en évidence les éventuels volumes qui manqueront.

Les projets de la Coop de l'eau

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